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Nicolas COUTURIER - Docteur en Immunologie

Portrait

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31/03/2020

Docteur en Immunologie
Thèse soutenue en 2009
Université Toulouse Paul Sabatier
École doctorale BSB /CPTP Inserm

Qui es-tu ?

Je m'appelle Nicolas Couturier, j'ai validé un doctorat en Immunologie 2009 avec l'école doctorale de Toulouse. Et j'ai repris mes études en 2018 pour obtenir un executive MBA avec l'école de commerce de Toulouse TBS.

Je vis actuellement dans le Lot, après avoir pas mal bougé en France pour mes études ou mes fonctions professionnelles.

J'ai beaucoup (trop) de passions, et malheureusement pas assez de temps (sports de combat, photographie, écologie, développement durable, etc)

Parle-nous de ta thèse !

J'ai réalisé ma thèse avec l'école doctorale de Toulouse, en étant accueilli pour celle-ci au CPTP (établissement INSERM de l'hôpital de Toulouse Purpan) au sein de l'équipe des Dr Roland Liblau/David Brassat.

Ma thèse a été validée en 2009 sur le thème de l'Immunologie, même si elle est très orientée génétique également. En réalité c'est plus une thèse d'Immunogénétique.

Ma thèse portait sur le domaine de la scléroses en plaques, une maladie autoimmune chronique qui se déclare chez les jeunes adultes, et qui est particulièrement invalidante. Nous recherchions des polymorphismes génétiques associés, soit au risque de développer cette maladie, soit au risque de ne pas répondre de manière favorable aux traitements disponibles à cette époque. Une fois des polymorphismes génétiques identifiés, nous voulions comprendre comment ils influencent le système immunitaire afin d'expliquer la manière dont ils modifient le risque.

As-tu une anecdote à partager ?

Énormément. Nous étions de nombreux étudiants en thèse au CPTP, ce qui permettait d'échanger (parfois très tard) sur nos réussites, incertitudes et parfois galères. De très bons moments.


Quelle est ta profession actuelle? (quelles sont tes missions, que fais-tu au quotidien ou de façon hebdomadaire, comment vois-tu ton métier, comment es-tu arrivé·e là)

Je suis actuellement conseiller scientifique dans une entreprise de compléments alimentaires.

Je dépends du service Formation de l'entreprise. Au quotidien, je vulgarise des données scientifiques (parfois trop complexes en l'état) pour favoriser leur apprentissage, je crée des formations, et je forme des formateurs (médecins/pharmaciens).

J'interviens également comme service support pour aider le Commercial, le Marketing, le service Client de l'entreprise sur toutes les questions d'ordre scientifique.

Je voulais "m'éloigner de la paillasse", et travailler dans le secteur privé.

Avant j'avais exercé dans des biotech de la santé/nutrition des fonctions plus orientées R&D appliquée, puis prestation de service.

J'aime régulièrement changer de métier, pour apprendre de nouvelles choses, sortir de la routine.

Quelles sont les compétences techniques et les compétences humaines (on parle aussi de soft skills) que tu peux clairement lier, avec le recul, à ton expérience de doctorat ?

M'étant éloigné de la paillasse je n'ai plus besoin de faire appel à des compétences techniques. Par contre j'ai besoin de disposer des connaissances sur celles-ci et sur des domaines scientifiques afin de les comprendre.

Les soft skills obtenues avec un doctorat sont également applicables dans de nombreux métiers. On peut en citer de nombreuses comme la gestion de l'incertitude, l'ouverture d'esprit, l'esprit d'équipe, la capacité à communiquer, le management de projet, etc.

Ça fait quoi d'être Docteur, au quotidien ? Est-ce que ça t'a ouvert des portes ? Est-ce que c'est une expérience que tu valorises ?

Au quotidien, être docteur c'est savoir prendre du recul, rechercher l'information et l'analyser en prenant en compte son contexte. Cette logique s'applique aussi bien dans la vie pro que dans la vie perso.

Mon opinion est que le diplôme de docteur est une épée à double tranchant.

Elle peut ouvrir des portes avec les CIR, ou si docteurs sont déjà en postes dans une entreprise, ou encore dans des secteurs orientés innovation.

Par contre, cela peut également en fermer, par méconnaissance ou a priori sur ce diplôme. Surtout pour certains postes où des profils ingénieur/pharma arrivent à plus facilement convaincre car plus "formatés". Même si cela semble s'améliorer depuis quelques années.

Que souhaiterais-tu dire aux autres Docteurs du réseau de l'Université de Toulouse ainsi qu'aux doctorants actuels ? As-tu des conseils ?

Pour les doctorants je leur conseille de prendre le temps de sortir la tête du guidon.

Autant que possible d'accompagner cette formation scientifique, qu'est le doctorat, par d'autres formations dans des domaines non-scientifiques en fonction de leurs affinités (marketing, management, soft skills, etc). De préparer l'après thèse bien en amont de la soutenance de celle-ci.

A surtout d'apprécier tous ces bons moments.

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